Bienvenue mes amis dans le podcast « Il était une fois… un coach »
Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire d’un coach qui croyait au Père Noël.
Il était une fois, dans une ville où les vitrines scintillaient de mille promesses, un coach nommé Antoine.
Antoine, mes amis, était de ces hommes passionnés. Vraiment passionnés. Il avait quitté un emploi confortable pour suivre sa vocation : accompagner les autres vers leur meilleure version.
Deux années s’étaient écoulées depuis sa reconversion. Deux années de hauts… et surtout de bas.
Car voyez-vous, Antoine avait un problème. Un problème qu’il n’osait avouer à personne.
Il croyait au Père Noël.
Oh, pas celui avec la barbe blanche et le traîneau, non ! Mais à quelque chose d’encore plus séduisant…
Il croyait aux promesses magiques.
Vous savez, ces formations qui vous promettent monts et merveilles en quelques semaines. Ces méthodes « secrètes » que les grands maîtres se transmettent. Ces formules qui travaillent pendant que vous dormez…
Antoine les avait toutes achetées. Toutes.
Sa table croulait sous les carnets jamais terminés, les guides jamais appliqués, les promesses jamais tenues. Et à chaque nouvelle offre… à chaque fois, mes amis… il succombait.
« Cette fois-ci, » se disait-il, « cette fois-ci, c’est la bonne. J’ai trouvé LA méthode. »
Il appliquait les recettes. À la lettre. Les scripts de vente recopiés. Les messages formatés. Les séquences toutes faites.
Et puis… il attendait.
Comme un enfant attend le matin de Noël.
Sauf que le matin arrivait. Et la cheminée restait vide.
Pas de clients. Pas de miracles. Juste… le silence.
Un soir de décembre, alors qu’il fixait la flamme d’une bougie, épuisé, découragé, une petite voix sournoise lui murmurait : « Tu n’es pas assez bon. Tu n’as pas la bonne formation. Il te manque encore quelque chose… »
Et c’est là, mes amis… c’est là que tout bascula.
La flamme de la bougie grandit, grandit encore, jusqu’à emplir la pièce d’une lumière dorée, chaude comme un feu de cheminée.
Et soudain… elle apparut.
La Fée Aria.
Elle se tenait là, vêtue d’une robe tissée de lumière, un sourire tendre avec une pointe de malice sur les lèvres.
— « Antoine, » dit-elle d’une voix claire comme le tintement d’une clochette de traîneau, « je vois que tu attends encore le Père Noël. »
Antoine, bouche bée, ne trouva rien à répondre.
— « Viens, » continua-t-elle en tendant la main. « Je vais te montrer d’où viennent vraiment ces cadeaux que tu espères tant. »
D’un geste fluide, elle fit apparaître une porte givrée, ornée de flocons qui ne fondaient pas.
De l’autre côté… un spectacle extraordinaire.
C’était l’Atelier du Père Noël. Mais pas celui des contes d’enfants, oh non.
Un immense hangar glacial, éclairé par des lanternes tremblotantes. Des centaines de lutins s’affairaient, le dos courbé, les yeux cernés. Ils fabriquaient… des promesses.
Des promesses empilées dans des boîtes brillantes, enrubannées de mots dorés. « Succès garanti ». « Résultats immédiats ». « La méthode que vos rivaux vous cachent ».
Et au centre de tout cela, sur un trône fait de parchemins et de contrats, se tenait le Marchand de Rêves Clés-en-Main.
Un personnage fascinant, mes amis. Costume impeccable, sourire étincelant, regard de renard — celui qui devine ce que vous allez dire avant que vous n’ouvriez la bouche.
— « Ah ! Un nouveau visiteur ! » s’exclama-t-il en apercevant Antoine. « Bienvenue, bienvenue ! Tu cherches le succès, n’est-ce pas ? La formule secrète ? LE grimoire qui va tout changer ? »
Il claqua des doigts. Un lutin accourut avec un coffret doré.
— « J’ai exactement ce qu’il te faut. Ma toute dernière méthode. Révolutionnaire. Les autres vont te jalouser. Et devine quoi ? Pour toi, aujourd’hui, parce que je t’aime bien… un prix d’ami. Mais fais vite. Demain, il sera trop tard. »
Antoine sentit sa main se lever vers sa bourse. C’était plus fort que lui. Cette voix… ces promesses… cette urgence…
Mais la Fée Aria posa doucement sa main sur son épaule.
— « Antoine. Regarde. Regarde vraiment. »
Et elle lui tendit un objet étrange.
C’était un Sablier, mais pas n’importe lequel. Le sable à l’intérieur coulait… vers le haut.
— « Voici le Sablier de la Patience Juste, » expliqua Aria. « Il ne mesure pas le temps qui passe. Il révèle le temps qu’il faut vraiment pour construire quelque chose de durable. »
Antoine regarda à travers le verre.
Et ce qu’il vit le fit frissonner.
Il vit des coachs qui avaient acheté les mêmes formations que lui. Des dizaines. Des centaines. Ils appliquaient les mêmes recettes, copiaient les mêmes formules, attendaient les mêmes miracles.
Et presque tous… avaient abandonné. Leurs rêves jonchaient le sol comme des feuilles mortes.
Mais il en vit d’autres. Quelques-uns. Qui avançaient différemment.
Pas de formule magique. Pas de raccourci. Juste… de la constance. De l’authenticité. Des gestes simples mais répétés, jour après jour. Des relations tissées fil après fil. Des offres ajustées, testées, polies comme des pierres précieuses.
Et ceux-là… ceux-là vivaient de leur art. Sereinement.
Le Marchand de Rêves, voyant qu’il perdait son emprise, s’avança, menaçant :
— « MENSONGES ! Ces gens ont juste eu de la chance ! Toi, Antoine, tu as besoin de MA méthode ! Sans moi, tu n’es RIEN ! Regarde-toi ! Deux ans et toujours pas de résultats ! C’est bien la preuve que tu as besoin d’encore plus de grimoires ! »
Antoine sentit le doute l’envahir. La voix du Marchand résonnait comme toutes ces pensées qui le harcelaient la nuit.
Mais il serra le Sablier dans sa main.
— « Non, » dit-il.
— « Comment ? » siffla le Marchand.
— « Non, » répéta Antoine, plus fort cette fois. « J’ai passé deux ans à chercher une formule magique. Deux ans à attendre que quelqu’un d’autre me donne la clé. Deux ans… à croire au Père Noël. »
Il fit un pas vers le Marchand.
— « Mais le Père Noël n’existe pas. Et tu sais quoi ? C’est une bonne nouvelle. Parce que ça veut dire que je n’ai plus besoin d’attendre. Je n’ai plus besoin de ta permission. Je n’ai plus besoin de ton prochain grimoire miracle. »
Il leva le Sablier.
— « J’ai déjà tout ce qu’il me faut. Mon savoir-faire. Mes valeurs. Ma façon unique d’accompagner. Et surtout… le temps. Le temps de bâtir quelque chose qui me ressemble. Pierre après pierre. Pas en quelques lunes. Mais pas non plus en restant figé à attendre un miracle. »
Le Marchand recula. Ses promesses dorées commencèrent à se fissurer comme du givre au soleil. Les boîtes brillantes révélaient leur vide intérieur.
— « Mais… mais… sans moi… qui va te montrer le chemin ? » murmura-t-il, de plus en plus translucide.
— « Moi, » répondit Antoine simplement.
Et le Marchand de Rêves Clés-en-Main s’évapora comme brume au matin, emportant avec lui l’atelier entier dans un tourbillon de flocons et de promesses évanouies.
Antoine se retrouva dans son bureau. Le Sablier posé devant lui. La bougie presque consumée.
Pour la première fois depuis longtemps… il sourit.
Les semaines qui suivirent, Antoine changea. Oh, pas du jour au lendemain, mes amis. Il n’y eut pas de miracle. Et c’était bien ainsi.
Mais il arrêta de chercher LA solution. Il commença à ÊTRE la solution.
Il parla de ce qu’il savait vraiment. Il raconta ses errances autant que ses victoires. Il créa une offre simple, claire, taillée à sa mesure. Pas parfaite. Mais vraie.
Et peu à peu… les clients vinrent.
Pas en foule. Pas par enchantement. Mais les bons clients. Ceux qui le choisissaient pour ce qu’il était, pas pour une promesse en carton doré.
Un matin de janvier, Antoine reçut un message :
« J’ai lu ce que vous avez écrit. Je me suis dit : enfin quelqu’un qui parle vrai. Est-ce qu’on peut se rencontrer ? »
Antoine regarda le Sablier sur son bureau. Le sable continuait de couler vers le haut. Comme pour lui rappeler que le succès ne se trouve pas au pied d’un sapin… il se cultive, saison après saison.
Morale de cette histoire, mes amis :
Le Père Noël ne viendra pas déposer le succès dans votre cheminée. Les raccourcis mènent souvent aux impasses, et les formules magiques enrichissent surtout ceux qui les vendent.
Votre réussite ne viendra pas d’un grimoire secret, mais de votre capacité à construire, pierre après pierre, jour après jour, une activité qui vous ressemble.
Et ça, mes amis… c’est bien plus précieux qu’un cadeau sous le sapin.
C’était Jean-Guy Perraud, Business Coach.
J’accompagne les solopreneurs, coachs, consultants et formateurs à très bien vivre de leur activité sans s’épuiser à prospecter.
Si vous aussi vous avez passé trop de temps à attendre le Père Noël du succès… peut-être qu’il est temps de devenir votre propre créateur de magie.
Rejoignez-moi très vite pour un nouvel épisode des « Nouveaux Contes de Perraud ».
Et d’ici là… arrêtez d’attendre le miracle. Cultivez-le.
À bientôt. Au revoir.


Qu’avez-vous apprécié dans ce petit conte de Noël ?