
Guillemette
Je sortais d'un retour au salariat après dix ans d'entrepreneuriat. Je devais remonter ma boîte en solo, générer des résultats rapidement, rester alignée à mon éthique, naviguer l'arrivée de l'IA, un marché du coaching saturé. Et par-dessus tout ça : la peur de l'isolement, déjà vécue, qui m'avait fait fermer ma première boîte, pourtant prospère, parce que j'étais seule. Je ne voulais revivre ça.
La bascule s'est produite avant même que je signe. Lors de l'atelier de visualisation sur ma niche, j'ai revu ce que je voulais vraiment apporter au monde : danser sous la pluie, apporter ma contribution positive dans le chaos, à côté de décideurs qui retrouvent le sourire et avancent dans l'incertitude. J'avais perdu cet enthousiasme. Là, il est revenu.
Nous avons travaillé sur ma singularité, mon positionnement, mon offre. Le plus long, le plus exigeant : finaliser mes deux pyramides - les états de ma niche, ma transformation. Le cœur du réacteur. Long parce que je m'étais jamais autorisée à faire ce que j'avais envie de faire. Les questions de Jean-Guy ont cassé ça.
Ce qui a été dur : tenir le rythme avec les batteries à plat, des plannings complexes et serrés, beaucoup de pression et de saturation. J'ai travaillé les soirs, les week-ends. Il y a eu des moments où je me disais : je vais lâcher. Ce qui m'a tenue ? Le cadrage de Jean-Guy. Ses feedbacks laser. Le fait de me sentir en sécurité.
Moi qui suis ce type de profil avec 100 000 000 d'idées à la seconde, là je suis canalisée pour générer plus d'impacts. Mon offre est tranchée. Ma niche me fait vibrer. J'ai une marque qui résonne au-delà de mon nom. Je parle le langage de mes clients plutôt que mon jargon proutprout. Et je connais la valeur de ce que je délivre. La cerise sur le gâteau : j'ai déjà des rendez-vous pour récolter les besoins des clients et adapter mon offre signature - j'ai même des devis en cours alors que l'accompagnement n'est pas terminé. Et le plus fou : quand je parle de ma singularité aux prospects, ils ont déjà envie de se faire accompagner, alors que tout n'est pas finalisé.
Mon seul bémol : le rythme. Une session par semaine, dans ma période de transition professionnelle, c'était parfois trop serré pour laisser maturer. Pour continuer à être sincère, je ne suis pas sûre qu'espacer davantage m'aurait fait avancer ou si j'aurais juste lâché.
Je recommande cet accompagnement à mes pairs déjà lancés. Ceux qui tournent en rond dans leur routine, qui arrivent avec une propal pricée et premium sans avoir écouté le client et qui s'étonnent de ne pas avoir signé à l'issue du premier rendez-vous, qui ont une collection d'expertises sans niche, qui sont seuls et veulent tenir dans la durée. Ce devrait être un passeport obligatoire à l'exercice du métier, dans des temps incertains et un secteur en profonde mutation.

