Manifeste

Mieux se parler pour mieux grandir

Manifeste Hexalto

À la fin des années 80, je concevais des systèmes experts chez SLIGOS, devenu Atos. Chez Bull, l’un de nos clients, Adam Cheyer, futur cofondateur de Siri, tapait sur son clavier plus vite que son ombre. J’étais entouré d’esprits brillants et de technologies qui semblaient capables de tout.

Et pourtant, ce qui faisait réussir ou échouer nos projets n’était presque jamais la technique. C’était la qualité de la communication entre les personnes. Un expert qui n’arrivait pas à dire ce qu’il savait. Un client qui demandait une chose en pensant à une autre. Une équipe qui avançait vite dans une direction que personne n’avait vraiment choisie.

J’en ai tiré une conviction que j’ai retrouvée partout ensuite, comme consultant, comme directeur des systèmes d’information, puis comme coach : un bug est souvent un malentendu qui a trouvé un chemin jusqu’au code. Nous avions déjà de l’intelligence artificielle. Ce qui nous manquait, c’était de l’intelligence collective.

C’est cette conviction qui m’a conduit au coaching en 2003, puis à traduire Communicate or Die en 2006. Aujourd’hui, j’accompagne ceux dont c’est le métier de faire grandir les autres : les coachs. Parce qu’un coach qui aide un dirigeant à mieux communiquer, à mieux décider, à mieux diriger, change bien plus qu’une seule vie.

Mon adversaire : la technologie brute

Ce n’est pas la technologie. C’est la technologie brute, appliquée sans clarté, qui exécute fidèlement n’importe quoi.

Une machine ne se trompe pas. Elle fait exactement ce qu’on lui demande, de plus en plus vite et de moins en moins cher. C’est précisément ce qui la rend dangereuse quand personne ne sait ce qu’il veut vraiment.

Je la vois partout. Des messages de prospection générés par milliers, que personne n’aurait envie de recevoir. Des contenus publiés chaque jour, que personne n’a vraiment pensés et validés. Des outils utilisés dans des équipes dont les membres ne se parlent déjà plus. Des automatisations qui donnent l’impression d’avancer, et qui ajoutent de la charge mentale au lieu d’en retirer.

L’IA ne corrige pas une organisation qui communique mal. Elle automatise ses malentendus, à une échelle et à une vitesse inédites.

Ce que je crois

La communication constructive est la première compétence du leader. Diriger, ce n’est pas avoir les réponses. C’est créer les conditions pour que chacun comprenne où l’on va, ose dire ce qu’il voit, et sache ce qu’on attend de lui. Un leader se mesure à la clarté qu’il laisse derrière lui.

Le manager de demain est un coach. Commander et contrôler appartient à l’ère industrielle. Les équipes qui réussissent sont menées par des personnes qui écoutent, questionnent, font grandir et font confiance. Le coaching n’est pas un supplément d’âme pour le management : c’est sa forme adulte.

Chaque personne en sait plus qu’elle ne le croit. J’ai commencé ma carrière à extraire le savoir des experts pour le mettre dans des machines. Je le fais aujourd’hui pour qu’il serve aux personnes elles-mêmes. Une bonne question vaut souvent mieux qu’un bon conseil, parce que la réponse trouvée par soi-même est celle qu’on met en œuvre.

Comprendre, ressentir, agir : les trois ensemble. Comprendre sans agir reste de la théorie. Agir sans ressentir mène à l’épuisement. Ressentir sans comprendre produit de la confusion. Un leader équilibré, une équipe saine, une activité durable avancent sur les trois axes à la fois.

Le plus beau pari est celui que l’on fait sur l’autre. Une IA peut poser d’excellentes questions. Elle ne peut pas parier sur quelqu’un avant qu’il ait fait ses preuves. Coacher, manager, diriger, c’est prendre ce risque. Ce pari engage une relation, et c’est exactement ce qui doit rester au centre.

L’IA, la plus récente révolution industrielle

Chaque révolution industrielle a promis de libérer l’humanité d’une forme de peine. La vapeur devait soulager la force physique. L’électricité a démultiplié la production. L’informatique a pris en charge le calcul et la mémoire. L’intelligence artificielle commence à prendre en charge une partie du travail intellectuel répétitif : trier, rédiger, synthétiser, organiser.

Soyons lucides : ces promesses n’ont pas toujours été tenues. La première révolution industrielle a d’abord produit des journées de quatorze heures. En 1930, Keynes prédisait que ses petits-enfants travailleraient quinze heures par semaine. Nous sommes ces petits-enfants, et nous n’avons jamais été aussi sollicités.

La technologie ne libère pas par elle-même. Elle libère quand les humains décident clairement de ce qu’ils veulent en faire. C’est pour cela que je crois que la révolution de l’IA peut aider à transformer l’humanité pour le meilleur, à une condition : que nous devenions meilleurs pour nous parler, pour décider et pour nous faire confiance.

L’IA informe et forme. Elle peut nous aider à transformer, mais la transformation reste une décision humaine. Plus la machine prend en charge, plus la qualité de nos relations, de nos intentions et de nos décisions devient déterminante.

Ce que je refuse

Je refuse l’IA empilée sans stratégie, qui fait gagner des minutes et perdre le sens.

Je refuse l’urgence fabriquée, les compteurs qui défilent et les promesses de revenus instantanés.

Je refuse d’ajouter du bruit à des indépendants déjà saturés de sollicitations et d’experts de la dernière heure.

Je refuse l’idée qu’un coach devrait choisir entre l’humain et la technologie. Les meilleurs sauront faire les deux, et savoir ce qui revient à chacun.

Ce que je fais

Depuis 1988, j’ai traversé quatre vagues technologiques : les systèmes experts, l’e-business, le marketing digital, et aujourd’hui l’IA générative. Plus de 750 accompagnements depuis 2003, dont plus de 100 coachs. À chaque vague, j’ai vu la même chose : ceux qui gagnent ne sont pas ceux qui ont les meilleurs outils, ce sont ceux qui savent le mieux ce qu’ils veulent en faire.

J’accompagne les coachs qui accompagnent les dirigeants, les managers et les leaders. Je les aide à développer leur activité et à grandir sans s’épuiser : voir clair sur ce qui les rend singuliers, mieux communiquer, incarner le leadership qu’ils enseignent, et placer l’IA au bon endroit, là où elle libère du temps et de l’énergie, jamais là où elle remplacerait la relation.

J’ai aujourd’hui une envie simple : transmettre ce que ces trente-huit ans m’ont appris. Parce que nous vivons l’une des plus belles occasions de l’histoire humaine, à condition d’apprendre à mieux nous parler.

Jean-Guy Perraud
Coach de coachs – Hexalto

Diagnostic
par Jean-Guy Perraud

Et si les bons clients vous trouvaient d'eux-mêmes ?

Vous avez le talent et l'expérience. Il manque juste ce qui rend votre façon de coacher immédiatement reconnaissable — pour que les bons clients viennent à vous, sans que vous ayez à les chercher. C'est ce qu'on construit ensemble.

Un échange de 30 minutes sur Zoom. Vous repartez avec une lecture claire de votre situation, que vous décidiez de continuer avec moi ou pas.

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